La santé par la méditation

Publié le 23 Novembre 2013

Prendre le temps de s'accorder du temps? Voici un peu le sens de la méditation dans une société agitée. Se donner la possibilité de faire une pause tout en portant un regard bienveillant sur soi et sa relation au moment présent.

La méditation m'a guérit, et vous?

Comme le dit si bien Eckart TOLLE : "La plus grande partie de la souffrance humaine est inutile. On se l'inflige à soi-même aussi longtemps que, à son insu, on laisse le mental prendre le contrôle de sa vie."

La méditation, voici une pratique souvent stigmatisée par de fausses croyances sectaires ou élitistes. Tournée en dérision, méconnue et moins développée en occident qu'en asie, elle vient aujourd'hui progressivement acquérir sa légitimité par les nombreuses expériences scientifiques qui en démontrent son efficacité sur le plan de la santé, de la sociabilité, ...

De plus, la méditation peut être la réponse aux besoins des personnes en quête d'harmonie pour compenser les excès contraires et de décentrage que génère notre société. Si notre modèle de société nous a éloigné de la méditation, elle ne le peut indéfiniment car dans l'univers tout est cycle. Ce qui n'est plus aujourd'hui le sera de nouveau demain car à chaque extréme se trouve la génèse de son opposé. A développer un système dans son excès nous donnons la place à l'émergence et à l'existence de sa complémentarité contraire, autrement dit, chaque face à son dos, le yin et le yang.

Si aujourd'hui le Yoga, le Tai chi chuan, le Qi Gong, et bien d'autres activités plus ou moins physiques tournées vers plus de sérénité se développent comme la réponse à un besoin  anti-stress et de décompression à notre mode de vie, la méditation est le summum de ce retour à soi.

La méditation c'est un peu, beaucoup, passionnément :

  • entrer en relation avec soi dans l'apaisement, accepter de se découvrir, ...
  • s'octroyer une attention intime de sa personnalité (intériorité, pensées, émotions, ...)
  • se donner de la valeur, accorder de l'importance à son âme, ...
  • acquérir de la stabilité, renforcer sa puissance intérieure, ...
  • arrêter de se fuir, c'est se retrouver face à soi même, ...
  • commencer à vivre et à être dans le présent au delà du mental, ...
  • libérer le mental, se sentir unifié, développer sa présence, son aura, ...
  • mieux se connaitre, et être créateur de son monde intérieur, ...

Il n'y a pas d'heures pour méditer, ni de lieu, il y a seulement une volonté personnelle à vouloir être au plus proche de soi, que ce soit deux minutes ou une heure par jour, n'attendez pas les conditions parfaites pour faire cette pause journalière. Bien sur de bonnes conditions sont préférables mais leur absence ne doit pas être une raison pour ne pas faire.

"Il ne faut pas attendre d'être parfait pour commencer quelque chose de bien." Abbé Pierre

La méditation dans un monde de consommation

Entre méditation et médication, une seule lettre de différence! Cela devrait davantage nous interpeller! Piquer note curiosité! Quel regard portons-nous sur le dialogue au corps, sur nos pensées, nos intentions et nos actions? Quel dialogue instaurons-nous avec nous même? Comment apprenons-nous à centrer notre attention sur quelque chose en particulier tout en laissant passer notre flot de pensées? Calmer son mental pour commencer à s'écouter, à s'entendre, et finalement à s'aimer pour être en mesure d'aimer, d'accepter.

La méditation une médecine de prévention!

Depuis quelques décennies, avec l'avénement des lobbies pharmaceutiques et le randam médiatique de fausses croyances nous avons remis notre santé entre les mains du tout puissant sacro saint médicament, le sauveur de nos maux. Il faut dire que la solution rapide du médicament a étouffer le symptôme est vendeur, car il permet de passer outre la signification du "mal à dit", la remise en question, et le temps d'intégration nécessaire à se réparer naturellement pour répondre à nouveau le plus vite possible au stimuli du travail et de la consommation. Comprenons bien que si le médicament a la fonction de nous soulager et au mieux de nous soigner il est aussi là pour répondre à des exigences économiques, faire en sorte de ne pas s'arrêter de produire ou de reprendre au plus vite son activité.

Nous avons perdu progressivement notre pouvoir d'autosuggestion, d'autoguérison, car il est plus simple de se dédouaner de sa responsabilité et de remettre sa santé entre les mains des blouses blanches (médecine) comme il en est de notre âme avec les blouses noires (religion). Deux croyances autour desquelles les sociétés se développent et qui peuvent au travers de leurs intentions porter le meilleur comme le pire.

Là aussi, les choses commencent à changer. Avec les scandales successifs du monde médicaux pharmaceutiques et leurs dérives excessives, aujourd'hui les médecins ne prescrivent plus systématiquement des anti-biotiques au moindre rhume. Même si nous sommes encore loin d'une volonté marquée d'une politique de prévention pouvant aller jusqu'à promouvoir la méditation dans le système éducatif, les évolutions en matière de bien-être sont présentes même si elles souffrent de stigmatisations, car en activant des peurs cela maintient les consommateurs dans leurs habitudes d'achat.

Comme nous sommes dans une approche de guérison plutôt que de prévention, nous sommes parfois amenés à méditer par la prière quand le besoin est extrème et que le mal nous plonge dans l'incertitude, dans l'inconnu. Nous en appelons à Dieu comme à une image représentative d'un sauveur, en oubliant que nous sommes tout où partie de cette énergie dont nous avons oublié l'usage.

Méditer, prier ou médicaliser, tel est la question? Bien sur cette phrase est provocatrice à défaut de trouver sa part de vérité. Les nombreuses expériences scientifiques montrent comment par la méditation notre pouvoir de création peut être immense mais il ne peut être le fruit de l'improvisation, seulement d'une pratique, d'une discipline attaché à la foi avec laquelle il cohabite : Il change votre vie, améliore vos pensées (article sur le livre du Dr. Joseph MURPHY : la puissance de votre subconscient)

Quelques exemples mis en lumière par des études scientifiques des bienfaits de la méditation :

  • clarté mentale, vivacité d'esprit, habilité à résoudre les difficultés, ...
  • Modifications physiologiques, diminution du cholestérol, de la tension artérielle, ...
  • augmentation du taux de cellules souches, une hausse de 20% à 30% d'anticorps 
  • diminution du stress, ...

​Source d'information :

  1. http://www.trainingthemind.org/beneficesmeditation.html
  2. http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9ditation
  3. http://www.apprendre-a-mediter.com/index.htm
  4. http://www.aquarienne.net/dialogue-avec-les-cellules.php

Dans notre société tournée vers le capital, la rentabilité, la consommation, nous atteignons les limites du sens de notre réalité humaine, car ce modèle est antinomique à notre essentiel, à nos valeurs existencielles, à notre survie sur Terre, car les richesses d'une classe sociale naissent de la souffrance d'une autre et de l'espoir qu'elle fait naître à cette même classe sociale d'asservir à son tour pour obtenir ce petit plus de confort dont on le sait n'est pas le bonheur, mais l'illusion de la société de consommation.

La méditation elle même est à contre courant de notre modèle économique et c'est là sans doute pour elle sa plus belle chance de croître, à l'image des religions et du communautarisme qui progressent mais dont les intentions ne peuvent atteindre la pureté méditative où chacun trouve en soi ses vérités et sa paix.

"Recherches la liberté et tu deviens esclave de tes désirs. Recherche la discipline et tu trouves ta liberté."

Puisque la vie c'est le mouvement, la transformation, ne serions-nous pas à même d'avoir ce pouvoir créateur en nous, jusque dans nos cellules? Notre pensée n'a t'elle pas un pouvoir bien plus puissant que celui d'être éduquer à des croyances de consommation et limitantes pour notre humanité?

La prière, l'intention, l'harmonie, la visualisation, le dialogue au corps, la méditation, voila quelques thèmes pour commencer à reconquérir votre pouvoir créateur loin de la dispersion mentale que nous propose bien volontier les illusions de la consommation.

"Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce." François-René De CHATEAUBRIAND

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